Carl Barât and The Jackals: let them reign

Lundi dernier est le sorti le deuxième opus de notre autre Libertines favori, Carl Barât. Il s’est cette fois-ci entouré d’un groupe, The Jackals, des musiciens castés sur le web. Une fraîcheur afin de partir sur de nouvelles bases, l’amour et le partage de la musique en toute simplicité à l’opposé des histoires tumultueuses d’avec Peter Doherty. Les six titres promotionnels de Let it reign et le premier single Glory Days promettaient un album puisant dans le punk rock. La plupart des médias le rapprochent des Clash, une jolie comparaison pour l’anglais dont le talentueux travail n’était pas encore apprécié à sa juste valeur.

Un opus quelque peu engagé même si Carl Barât s’en défend, avec la pochette illustrant la statue de la Reine Boadicée et un premier single sur les soldats des tranchées. Les guitares acérées, un rendu nerveux, parfois plus garage, où la voix du guitariste se place parfaitement dans l’esprit de l’album. Une ou deux ballades pour donner une dynamique au milieu de titres puissants et sensibles à la fois: Glory days, Victory gin ou encore War of the roses. Tout comme Basse Drum of Death avec Better days, l’album se termine en douceur avec la triste beauté Let it rain.

L’année 2015 sera celle de Carl Barât, entre sa tournée avec les Jackals (04/03 à la Maroquinerie, Paris) et celle de la reformation des Libertines (article ici).

Monday, February the 19th, has been released the second record of our other favorite Libertines, Carl Barât. He formed a new group  with musiciens auditionned on Internet, The Jackals. The desire to start on fresh new bases. Just the love and the sharing of music, simply, out of tumultuous feelings. The six promotional songs of Let it reign and the first single Glory Days  promised to a record with punk rock roots. Most of media close it up to The Clash music. A nice comparison for this English man, whose work have not been yet appreciated to its right value. 

An album a little politically commited even if Carl Barât is defending this approach, with Queen Bodiacee on the jacket and a first single about soldiers in trenches. With sharp guitars, a nervous rendering, somethimes garage rock, where the voice is perfectly pitched on the record spirit. One or two ballads to give dynamic among strong and leading feelings: Glory days, Victory gin or War of the roses. As Bass Drum Of Death with Better days, the record ends with sweetness and the sad beauty Let it rain.

2015 will be the year of Carl Barât and his Jakals, don’t miss it.

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Rencontre avec Ok Coral

Le 7 Février dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jim Spiegel, chanteur et guitariste d’Ok Coral, dans un bar du 20ème. Simple et décontracté, Jim a répondu ouvertement à mes questions.

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Comment es tu arrivé à Paris, pour la musique ou le travail ?

Jim a quitté la région de Mulhouse pour arriver à Paris, il y a 8 ans, afin de poursuivre des études de musique. Aujourd’hui, il travaille dans un studio et donne des cours de guitare en plus de l’activité du groupe.

Quels sont les titres que tu écoutes le plus en ce moment ?

Un coup d’œil dans sa playlist, Jim écoute actuellement Busy earnin de Jungle, Adam Green et Is Tropical.

Quels sont les groupes qui t’ont donné envie de faire de la musique ?

Jeune, un tour dans la cdthèque de son frère, et Deus et Nirvana avec Bleach notamment, lui ont donné le déclic.

Quelle a été ta première guitare ?

Jim a gratté quelques accords à l’âge de 11-12 ans sur une guitare classique avec son père mais est très rapidement passé à l’électrique en autodidacte vers 17 ans sur une Hohner reçue en cadeau. Aujourd’hui il préfère sa Fender Telecaster ivoire et noire, polyvalente et efficace. Il joue aussi de la basse et de la batterie.

Et le chant dans tout ça ?

Au chant dès ses 17 ans, de manière un peu mal assumée. Depuis, avec les cours et l’expérience, Jim sait utiliser sa voix. Il fait notamment référence à Serge Gainsbourg et Thomas Mars de Phoenix comme modèles, qui ont su composer pour mettre en valeur leurs voix.

Comment as tu rencontré les autres membres du groupe ?

Tous sont Alsaciens, des amis de longue date. Jim a composé, écrit et enregistré les titres de l’EP Away you’ll go seul, puis s’est entouré de potes pour la scène et la tournée de 15 dates en 2014. Il a aussi fait appel à des amis designers de Minsk studio pour la pochette de ce premier EP, un soleil couchant californien à l’image très lumineuse de la musique du groupe. Un titre rapidement clippé avec un visuel simple et efficace.

Quel est le concert auquel tu as assisté qui t’a le plus marqué ?

Pas un mais deux. Tout d’abord les Klaxons, qu’il a pu voir en live à Paris. Un concert avec du groove, une musique très précise et de l’énergie. Celui d’un groupe mythique aussi, même si Jim n’assiste pas souvent à des concerts de musique électronique: les célèbres Daft Punk.

Comment se passe l’écriture et la composition dans le groupe ?

Avec son pote Hugues, chacun compose de son côté, des grilles d’accords et les voix, puis ils se retrouvent ensuite pour faire les arrangements. Jim écrit en partant d’une idée, sans se perdre dans des histoires. Un feeling, une émotion, un concept, l’anglais est privilégié pour sa phonétique et sa fluidité d’utilisation, pas de prise de tête. Prenons par exemple le premier EP: la mélancolie avec « Away you’ll go », le titre « Never too late » parle de lui-même et « What kind of friends we are » avec pour challenge de parler de pornographie sans en utiliser les mots.

Quels sont les projets à court et moyen terme pour Ok Coral ?

Un maquette de 5 titres est en cours, espérant sortir l’EP en Avril prochain et enchaîner sur une tournée. La scène permet a Ok Coral de laisser les claviers en studio et de faire sonner une quinzaine de titres plus rock. Le groupe préfère les vraies salles, et garde un grand souvenir du festival Le Mas des Escaravatiers dans un cadre idyllique près de Saint Tropez.

Depuis le premier concert de Billy ze Kick auquel il a assisté enfant, Jim a su évoluer à son rythme et aujourd’hui  avec son groupe, préférant favoriser la spontanéité des EP plutôt qu’un album à l’heure d’internet.

Rendez-vous pris au printemps !

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