Du swing avec Howlin jaws

Belle découverte que les Howlin’ Jaws. Un concert déchaîné dans la cave du Mudd Club livré par le très vintage trio parisien. Une guitare, une batterie et un chanteur à la contrebasse. Les titres s’enchaînent et l’ambiance monte d’un cran au Mudd. Le groupe a offert une set list alliant compositions originales et reprises d’un rockabilly sauvage et entraînant. Howlin’ Jaws a gagné le pari de faire danser le public du bar déconcertant de mixité. Un batteur à bout de souffle, un guitariste faisant régulièrement des incursions dans le public, et un chanteur gominé décoiffé malgré le coup de peigne, n’hésitant pas à se mettre debout sur sa contrebasse. Une énergie débordante et un plaisir partagé, Howlin’ Jaws trace sa route et nous embarque avec eux dans leur swing endiablé.

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Dirty Deep: dirty blues at Mudd Club

Lundi 8 juin dernier, Dirty Deep, alias Victor au chant/guitare/harmonica et son batteur ont retourné la cave du Mudd Club de leur blues très groovy et déchaîné. Et ce n’est pas le titre Bottleneck mixé à « Black Betty » qui vous dira le contraire. Un son de guitare très dirty, une voix rauque, percutante et un harmonica bien huilé. On en prend plein les oreilles tout le temps du live, et le temps passe vite, très vite. Du roots et des riffs entrainants pour ce blues qui donne envie de bouger dès la première note. Plaisir partagé entre le groupe et le public dans cette proximité, tellement à l’aise que les deux musiciens échangèrent de place et d’instrument le temps d’un titre. Très régulièrement sur la route, et notamment alsacienne, n’hésitez pas à aller voir Dirty Deep. Encore le doute ? Deux extraits ci-dessous.

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French blues: Max Sugar Blanck

Le 16 avril dernier, Max Sugar Blanck, notamment connu pour avoir participé au The Voice 2015, a donné un concert au bar Le Grincheux, à Strasbourg. C’est tout simplement que le toulousain originaire d’Alsace prépara son matériel en début de soirée, scotchant les câbles au sol, avant de poser les chaussures et d’enfiler la sangle de sa magnifique guitare à résonateur. D’abord seul, puis rejoint par des potes, un trompettiste, un bassiste et un guitariste. Les titres s’enchaînent laissant bien souvent place à l’improvisation et au jam. Le plaisir est palpable parmi les musiciens, Max s’asseyant parfois et laissant jouer ses comparses. L’ambiance est très bluesy dans le bar complet pour l’occasion. C’est ainsi que Max « Blues Bird » récemment renommé « Sugar Blanck » lors de son trip au Etats Unis, nous dévoile ce qu’il y a appris. Il nous raconte ses histoires à coups de guitare acoustique et d’harmonica comme s’il avait plusieurs vies derrière lui. Le public est conquis en découvrant la technique du musicien et redécouvrant cette très belle voix bien mise en avant sans les arrangements et musiciens (même si très bons) de la télévision. Le retour du blues en France, c’est Max Sugar Blanck. A suivre

Last April 16th, Max Sugar Blanck, especially known for his participation at the TV show The Voice this year, gave a concert at Le Grincheux in Strasbourg. At the beginning of the night, the boy living in Toulouse but from Alsace simply prepared his stuff, maintaining cables on the floor with tape, before leaving his shoes and pulling the strap of his beautifull resonator guitar. First alone, then followed by friends, a trumpet, a guitar and guitar bass players. Songs follow on, ending oftenly in a jam session. Pleasure between musicians is perceptible, Max is sometime sitting down listening his friends. The mood is bluesy in the bar full this night. This way, Max « Blues Bird » recently recalled « Sugar Blanck » during his road trip in the USA, reveals us what he learnt there. He tells his stories with his acoustic guitar and harmonica as he had several lifes behind him. Pubic is entirely won over by his playing technic, rediscovering his really beautifull voice well highlighted without TV show arrangements and musicians (even if good). Blues is back in France: it’s Max Sugar Blanck. To be continued

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Rock party at Kawati studio by Lemon Sounds

Le 09 avril dernier, Lemon Sounds nous offrait le premier concert en plein air de la saison au studio Kawati à Strasbourg. Initialement prévu en intérieur, les organisateurs ont relevé le défi de tout déplacer dans la cour en une après midi. Des canapés baroques et des tables basses en bois pour habiller l’extérieur industriel, et un vieux tapis persan pour délimiter l’espace scénique entre les amplis: très classe. Un endroit intimiste et cosy parfait pour la soirée.

C’est ainsi, après les réglages sons, que le premier groupe, Undervoid (Facebook ici), s’installait. La toute nouvelle formation déballe tout et fait l’unanimité alors qu’ils n’en s’ont qu’à leur deuxième concert. Un bassiste assis à cause d’une récente blessure ne l’empêchant en rien d’envoyer le son, un batteur déchaîné,  un chanteur engagé et un guitariste aux airs Dohertyiens accompagné de sa Gibson. Des titres rock, alternant les textes en Anglais et en Français, un pari réussi pour les Strasbourgeois. Mon regard était bien entendu tourné vers le jeu du guitariste sur sa Les Paul. Je vous laisse découvrir deux titres ci-dessous dont la seconde, mélange réussi entre les Dropkick Murphys et L’Apologie de Matmatah. On espère les revoir bientôt !

C’est ensuite au tour des Last Train, bien présents sur le blog ici, ici et ici, de prendre les rênes de la soirée. Dans une ambiance de proximité, Jean-Noël (chanteur/guitariste) nous demande de nous rapprocher et c’est parti. Ils lâchent les chiens et se déchainent sur une setlist bien trop courte. Demain ils seront au festival du Printemps de Bourges et bientôt ils fouleront la même scène que les Black Rebel Motorcycle Club au Musiques en stock. C’est une belle avancée pour toute l’énergie et le travail qu’ils développent, amplement mérité !

Last April the 9th, Lemon Sounds offered usthe first concert outside of the season. It was in Kawati studio in Strasbourg (France). At beginning, the concert should be inside, but organizers of the event took over the challenge in one afternoon. Some baroque sofas, wooden tables to wear the industrial courtyard and an old Persan carpet to delimit the stage. An intimist and cosy place perfect for the night. 

So, after soundchecks, the first group, Undervoid (Facebook here) set up. The new group display everything with unanimous support whereas they play only their second concert. A bass guitarist sat because of injury but not stop to send sound, a wild drummer, an engaged singer and a Doherty guitarist looklike with a Gibson. Rock songs, alternating English and French lyrics. Well done job for the group from Strasbourg. My eyes was almost attracted to guitarist play on his Les Paul. I let you discover two songs below with for the second a miw between Dropkick Murphys and L’Apologie from Matmatah. Hope see you soon ! 

Then it was the turn for Last Train, so oftenly mentionned here, here and here, to take over the reins for the rest of the concert. In the intimist mood, Jean-Noël (singer/guitarist) asked us to get closer and let’s go. They let go everything on a too much short setlist. Today (28/04), they played at festival Le Printemps de Bourges and soon, they will play on the same stage than Black Rebel Motorcycle Club at Musiques en stock. A so big progress for all energy and work, well deserved !

Charlie Winston: virage électro pop avec Curio City

Après une première partie largement assurée par Malo’, ce fût au tour de Charlie Winston et son groupe de nous présenter Curio City sur la scène de la Laiterie (Strasbourg). Cette album porte bien son nom et nous surprend par rapport aux précédents opus. Les arrangements sont beaucoup plus électo pop  et le numérique a su trouver sa place sur scène au milieu des instruments plus traditionnels.

Charlie Winston se montre chaleureux et très à l’aise dans cette salle intimiste. N’hésitant pas à parcourir plusieurs fois la foule et traverser la salle pour prendre la température. La setlist comporte surtout des morceaux de Curio City et les titres phares des premiers albums réarrangés aux nouvelles sonorités plus électroniques. Le groupe prend du plaisir à jouer et cette ambiance festive ne quitte pas la salle pendant les 2 heures de concert. Il n’en faut pas moins de deux rappels et un duo avec le jeune protégé et prodige Malo’ pour clore cette soirée.

Last Train réchauffe l’ambiance au Noumatrouff

Vendredi 13 mars dernier, les Last Train ont ouvert le concert des Triggerfinger au Noumatrouff (Mulhouse). C’est un contrat dûment rempli pour le jeune groupe alsacien. Leur progression sur scène est fulgurante depuis un an et bien mise en valeur dans cette salle au son de qualité. La note est donnée dès le départ, du rock bien fort, une voix éraillée voire écorchée. Très vite, c’est le single Cold Fever (making of clip: ici) qui est joué, titre efficace qui augmente de suite la température dans la salle. De nouvelles chansons tiennent les promesses du single, offrant un live puissant et sans demi mesure avec des titres longs, alternant les rythmes sans s’essouffler. Un aperçu très remarqué de leur dernier single, Leaving you now dont le clip est sorti depuis peu (ici). Les quatre alsaciens donnent tout. Antoine a la batterie montre un jeu précis et puissant, Tim une ligne de basse efficace, Julien bien présent à la guitare mais la tête dans une réalité parallèle et Jean-Noël dont l’émotion est palpable à la fin du show déchaîné avec sa superbe Fender Coronado. Aucun répit pour le public, les titres s’enchaînent et c’est déjà fini. Heureusement la suite du concert n’est pas assurée par n’importe qui mais ça on en parle la semaine prochaine !

Last Friday March 13th, Last Train opened Triggerfinger’s concert at Noumatrouff (Mulhouse, France). Well completed contract for the young Alsacian groupe. How amazing progress on stage since last year, especially in that hall with that sound quality. The keynote is given at the beginning, strong rock and hoarse voice. Quickly we heard the single Cold Fever (making of here), effective song that increase temperature in the hall. New songs keep their promises, giving a powerful show without half measure but long songs, alternating different rythms. A well conspicuous entrance for the last single, Leaving you now, whose clip has been released few weeks ago (here). The four boys give all. Antoine at the drum with a precise and powerful game, Tim and his effective bass line, Julien present but the head his own world, and Jean-Noël whose emotion is perceptible but so wild with his Fender Coronao. No rest for the public, songs follow on and it’s already over.

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The kooks: after the sea side

La dernière fois que j’avais vu les Kooks, c’était lors de l’édition 2010 de Rock en Seine, sur la scène de la cascade. J’en gardais le souvenir d’une pop jeune, fougueuse, avec un public déchaîné dès l’apparition du groupe, Luke Pritchard s’en était sorti le tee-shirt déchiré dès les premières minutes.

Cette fois, c’est dans la salle de l’Autre canal à Nancy que j’ai revu le groupe Anglais, sans a priori sur leur dernier album. La set list bien rodée, oscillant entre les nouveaux titres et les tubes de leurs trois premiers albums, le concert se déroule avec simplicité et une sincérité dans les intentions. Le groupe s’est doté d’un cinquième musicien et apparaît sur scène au milieu d’une multitude d’écrans. Luke Pritchard a sans aucun doute bien mûrit depuis ses débuts et présente une belle maîtrise de sa voix toujours aussi reconnaissable et juvénile, notamment lors d’une session acoustique seul avec sa Gibson.

Le nouvel album est surprenant, notamment par les diverses sonorités et influences que l’on y perçoit, assez éloigné de leur pop habituelle. Certains morceaux apparaissent plus jazz, électro, d’autres funk ou avec un riff africanisant. Le public danse avec Luke, surtout sur les titres les plus connus, en commençant par See the world en deuxième position de la set list. Un moment très agréable que de retrouver le groupe en live.

(N’oubliez pas de choisir la qualité HD)