Rencontre avec Youngstown: entre bluegrass et country

Peu avant les fêtes, j’ai eu le plaisir de rencontrer Blandine, chanteuse et bassiste du groupe de country et de bluegrass: Youngstown. Entre quelques verres, Blandine m’a conté l’histoire du groupe, issu de rencontres et où le hasard a bien fait les choses. Un rendez vous à ne pas manquer avant qu’ils ne tracent leur route sur le continent Américain. Le release de leur premier album 7807 Miles to YOUNGSTOWN se fera le 11 mars prochain à la Médiathèque de Rouffach.
1. Comment vous êtes vous rencontrés tous les trois ?
Lionel (guitare) et Jérémie  (batterie) jouaient déjà ensemble dans le groupe Bophal’s flowers.
Blandine (basse et chant) avait un groupe de punk grunge, où elle a découvert les notes de base en basse.
Lionel a contacté Blandine pour travailler sur la photo de la future pochette de Bhophal’s Flowers et s’est aperçu ensuite qu’elle chantait. Après avoir fait connaissance et collaboré sur des titres de Bhophal’s Flowers, l’idée de Youngstown est née peu à peu.
Dès le début, la country s’est imposée naturellement au sein du groupe. La voix de Blandine rappelait à Lionel celle de Dolly Parton, et Blandine souhaitait déjà secrètement chanter de la country. Ce style permet également à Lionel de montrer sa technique en guitare avec notamment  le chicken picking.
Le nom Youngstown provient d’une chanson de Bruce Springsteen, qui raconte l’histoire d’une vieille ville industrielle qui a perdu sa richesse aujourd’hui et qui rappelle l’époque prospère mais désormais disparue de l’industrie mulhousienne, l’origine du groupe.
2. À quel âge avez vous commencé la musique et le chant?
Blandine a découvert la musique vers l’âge de 7-8 ans avec une cassette des Guns N’ Roses trouvée dans la rue sur le chemin de l’école. Le rock du groupe de L.A. semblait un peu trash pour elle à l’époque, puis quelques années plus tard Blandine est devenue fan.
Mais sa vraie passion a toujours été le chant. Jeune, elle faisait partie de la chorale d’église  et de celle de l’école. Elle y a d’ailleurs été repérée en 1995 par l’association Mission Voix Alsace pour participer  au projet ARIA qui lui a permis  pendant cinq années d’enregistrer en studio avec d’autres jeunes chanteurs.
Elle ne commença réellement la basse qu’il y a un an, lorsqu’elle rejoint le groupe de grunge.
Lionel a, quant à lui, commencé la guitare vers ses 9-10 ans et a continué de se passionner pour bon nombre d’instruments dont le sitar et le târ (iranien). Il se rend par ailleurs régulièrement en Inde pour se perfectionner dans cet instrument avec un guru.
3. Blandine joue sur une magnifique basse Höfner et j’ai souhaité qu’elle m’en dise plus.
Elle n’a eu que des Höfner. D’abord une Galaxie, au coloris vintage vert d’eau achetée dans un magasin de musique dans le quartier de Pigalle à Paris. Puis, pour le groupe, elle s’est procuré cette magnifique Violin qui colle parfaitement à l’esthétique de Youngstown. Le modèle était autrefois arboré et rendu célèbre par Paul McCartney.
4. Qu’écoutez vous en ce moment?
En ce moment, Blandine écoute les chants de Noël et tout le swing en général de Franck Sinatra, Ella Fitzgerald, Billy Holyday mais aussi Johnny Cash.
Lionel écoute principalement de la musique iranienne en ce moment.
Un groupe qu’ils apprécient tous les deux est Montréalais, Constantinople, qui propose de la musique médiévale avec des instruments d’époque.
5. Quel concert t’a le plus marqué?
Le concert qui a le plus marqué Blandine est celui de Rammstein il y a 2-3 ans au Zénith de Strasbourg, mais aussi les Dropckick Murphys aux Eurockéennes il y a 3 ans.
6. Reparlons de Youngstown, comment se sont passés les débuts?
En juin 2014, Blandine a démarré avec le groupe en jouant  des percussions, du cazoo, de l’harmonica et bien sûr le chant. C’est après qu’elle a décidé de se concentrer sur le chant et la basse. Avec la country, la difficulté a été de placer sa voix sur le rythme de basse particulier du style. Aujourd’hui, tout se passe bien.
Elle souhaite encore se perfectionner en chant avec des cours de swing dans le style swing new yorkais Sinatra.
Blandine avait initialement contacté le responsable de la convention du tatouage  de Strasbourg en décembre 2014 qui n’avait pas de disponibilité à ce moment là. Mais celui ci l’a recontactée plus tard pour jouer en ouverture de la convention en mai 2015. Le premier concert de Youngstown était en janvier 2015. Le bouche à oreille a vite fonctionné et des dates ont commencé à être planifiées.
Le groupe fera d’ailleurs la première partie de Travis O’Neill au shadok le 22 mars prochain.
7. Quels sont les projets à court terme?
Un digipack de 12 titres est enregistré et prêt, mastérisé et mixé. Il reste quelques voix à ajouter. Il est fait uniquement de reprises de titres célèbres comme These boots are made for walkin’ de Nancy Sinatra et de  vieux traditionnels country et bluegrass.
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Youngstown au Rocky Bar, Huttenheim, le 13 Novembre dernier 

Undervoid: pirates rock

Dimanche dernier, pour la fête de la musique, j’ai eu le plaisir de revoir jouer Undervoid à Strasbourg, ce qui a été l’occasion de les rencontrer et leur poser quelques questions.

Quelle est l’origine de la formation d’Undervoid ?

Marc, à la guitare, et Arnaud, guitare et chant, formaient chacun indépendamment un groupe de pop rock, un peu plus funk pour Arnaud avec Alex, batteur actuel de l’Undervoid. Ces formations ne convenaient à aucun, et ils se décidèrent de faire ensemble un groupe plus rock et plus proche de leurs attentes. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent Bill lors du casting de bassiste fin 2014, le courant passant tout de suite avec le bassiste expérimenté.

Vous êtes quatre, est-ce que certains membres du groupe jouent dans plusieurs formations ?

Arnaud et Marc jouent exclusivement avec Undervoid alors qu’Alex et Bills participent chacun à plusieurs formations simultanément.

Vous écoutez quoi en ce moment ?

En ce moment, Arnaud écoute de l’électro, du reggae, du jazz et bien sûr du rock et notamment Clutch, groupe de stoner rock qui « envoie du super son » dixit A. et Daran, rock français. Undervoid propose régulièrement des playlist par thème sur leur chaîne Youtube (ici).

Pour Marc, vous trouverez sur sa playlist actuelle du Noir Désir et New Crown, l’album sorti en 2014 des Australiens Wolf Mother (heavy metal / Psyché) qu’il recommande particulièrement.

A quel âge avez vous commencé à jouer et sur quel instrument ?

Arnaud a commencé à jouer sur une guitare folk à 20 ans, celle de son voisin. Ensuite il s’est dégoté une classique dans une brocante. Aujourd’hui il joue sur une Fender Telecaster thinline dont l’acquisition fût quelque peu chanceuse durant l’année de ses 25 ans. Il commença à écrire et composer, puis forma quelques groupes, notamment le groupe pop avec Alex.

Marc joue depuis 6 ans, au départ avec une  électrique Harley Benton, aujourd’hui avec une Gibson Les Paul mais ses premiers cours remontent à ses 9 ans sur une classique 3/4.

Quel est le dernier concert auquel vous avez assisté et qui vous a le plus marqué ?

C’est Paul Kalkbrenner et son gros électro parfaitement réparti dans l’espace des grandes scènes qui a marqué Arnaud récemment. Mais aussi le collectif Fauve et leur son bien rock qui met le feu en live. On pourrait ajouter Détroit et Amon Tobin mais ça fait beaucoup de concerts par rapport à la question.

Pour Marc, la question ne se pose même pas: Robert Plant au festival des Eurockéennes en 2014 qui joua en grande majorité du Led Zeppelin avec son groupe The Sensational Space Shifters, mais pas que. Du « bon son » comme dirait le fan de Led Zeppelin.

Comment se passe l’écriture et la composition au sein du groupe ?

La composition a commencé au bout de trois mois après le début de formation, 6-7 titres composés rapidement malgré un ralentissement récemment suite au bras plâtré de Marc. Pas de leader, pas de véto chez les pirates d’Undervoid. Chacun a son mot à dire, de la musique qui part d’un partage d’idées jusqu’au texte, écrit en gros par Arnaud puis modifié adapté par tous. Les textes sont importants pour le groupe, que ce soit en Anglais ou en Français, l’engagement social est présent.

Quels sont vos projets à court et moyen terme ?

Le groupe continue les concerts qui après seulement 5 dates ont déjà conquis un certain nombre de fidèles. Grâce au festival Phals’Art et leur rock débridé, Undervoid a gagné un enregistrement en studio, un EP se profile à l’horizon. Le site internet est en cours et quelques titres sont disponibles sur Soundcloud ici.

Deux vidéos de leur second concert au studio Kawati ici et une vidéo de Come in black ci-dessous issue de leur concert de la fête de la musique qui a attiré du monde dans la rue. Aucune déception, le set s’est déroulé parfaitement et en surprise, un membre de The Doctors British Pub Rock s’est invité et à joué avec le groupe sur la Fender d’Arnaud. Du partage dans le groupe avec bassiste et guitariste qui affichent une belle complicité, mais aussi avec le public présent au plus près jusqu’à presque toucher les musiciens. I don’t wanna play, premier titre du set et L’Irlandaise toujours punchy, entraînantes et définitivement rock.

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Last Train, Cold fever : one year after

Il y a exactement un an, je rencontrais les Last Train et tournais avec eux leur premier clip (article ici). Plus de 20 heures de bande vidéo avec le groupe à parcourir Strasbourg. Embarquée dans ce projet fun, j’ai pris plaisir à déambuler dans les rues sur ce titre fort et très bien choisi comme premier single, écouté seulement la veille de tourner à minuit. Il y a un an, jour pour jour, Last Train tournait par ses propres moyens, Julien (guitare) et Tim (Basse) derrière la caméra et voyez le chemin parcouru depuis. Ils ont créé leur propre label à Lyon, le Cold fame records and booking. Le 28 Avril dernier, ils ont gagné le prix des Inouïs au Printemps de Bourges  comme Christine and the Queens en 2012. Ils seront en tournée avec les Inouïs en France et participeront au festival d’été de Québec et au MaMa. Et en bonus, ils partageront la scène des Black Rebel Motorcycle Club (article ici) et d’Hanni El Khatib (article ici) au Musiques en Stock le 2 juillet prochain. De quoi leur prédire un bel avenir. En tout cas, c’est avec une grande fierté que de les avoir accompagné au début et d’avoir assisté à cette ascension qui n’est pas prête de s’arrêter. Plus qu’à suivre !

Precisely one year ago, I met boys of Last Train and we made their first clip (post here). More than 20 hours of video with the group walking in Strasbourg. Boarded into this fun project, I took real pleasure to amble along in streets on this very well chosen song as first single. Title only listened the day before at midnight. One year ago, Last Train filmed it their own way, Julien (guitar and Tim (bass guitar) behind the camera. What a fucking way covered since that time ! They have created their own label in Lyon (France), Cold Fame Records and Booking. Last April, the 28th, they won the Inouïs price at festival Printemps de Bourges as did Christine and the Queens 3 years ago. They will turn in France with other revelations from Printemps de Bourges et will take part of the Summer Festival in Quebec and MaMa. And more, they will play on the same stage than Black Rebel Motorcycle Club (post here) and Hanni El Khatib (post here) at Musiques en stock next July 2nd. Many things things to predict them a great futur. Well, This is with a great pride to be with them at the beginning and saw this rise which won’t stop soon. To follow closely !

Facebook: ici

Cold fame records: ici

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Rencontre avec Ok Coral

Le 7 Février dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jim Spiegel, chanteur et guitariste d’Ok Coral, dans un bar du 20ème. Simple et décontracté, Jim a répondu ouvertement à mes questions.

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Comment es tu arrivé à Paris, pour la musique ou le travail ?

Jim a quitté la région de Mulhouse pour arriver à Paris, il y a 8 ans, afin de poursuivre des études de musique. Aujourd’hui, il travaille dans un studio et donne des cours de guitare en plus de l’activité du groupe.

Quels sont les titres que tu écoutes le plus en ce moment ?

Un coup d’œil dans sa playlist, Jim écoute actuellement Busy earnin de Jungle, Adam Green et Is Tropical.

Quels sont les groupes qui t’ont donné envie de faire de la musique ?

Jeune, un tour dans la cdthèque de son frère, et Deus et Nirvana avec Bleach notamment, lui ont donné le déclic.

Quelle a été ta première guitare ?

Jim a gratté quelques accords à l’âge de 11-12 ans sur une guitare classique avec son père mais est très rapidement passé à l’électrique en autodidacte vers 17 ans sur une Hohner reçue en cadeau. Aujourd’hui il préfère sa Fender Telecaster ivoire et noire, polyvalente et efficace. Il joue aussi de la basse et de la batterie.

Et le chant dans tout ça ?

Au chant dès ses 17 ans, de manière un peu mal assumée. Depuis, avec les cours et l’expérience, Jim sait utiliser sa voix. Il fait notamment référence à Serge Gainsbourg et Thomas Mars de Phoenix comme modèles, qui ont su composer pour mettre en valeur leurs voix.

Comment as tu rencontré les autres membres du groupe ?

Tous sont Alsaciens, des amis de longue date. Jim a composé, écrit et enregistré les titres de l’EP Away you’ll go seul, puis s’est entouré de potes pour la scène et la tournée de 15 dates en 2014. Il a aussi fait appel à des amis designers de Minsk studio pour la pochette de ce premier EP, un soleil couchant californien à l’image très lumineuse de la musique du groupe. Un titre rapidement clippé avec un visuel simple et efficace.

Quel est le concert auquel tu as assisté qui t’a le plus marqué ?

Pas un mais deux. Tout d’abord les Klaxons, qu’il a pu voir en live à Paris. Un concert avec du groove, une musique très précise et de l’énergie. Celui d’un groupe mythique aussi, même si Jim n’assiste pas souvent à des concerts de musique électronique: les célèbres Daft Punk.

Comment se passe l’écriture et la composition dans le groupe ?

Avec son pote Hugues, chacun compose de son côté, des grilles d’accords et les voix, puis ils se retrouvent ensuite pour faire les arrangements. Jim écrit en partant d’une idée, sans se perdre dans des histoires. Un feeling, une émotion, un concept, l’anglais est privilégié pour sa phonétique et sa fluidité d’utilisation, pas de prise de tête. Prenons par exemple le premier EP: la mélancolie avec « Away you’ll go », le titre « Never too late » parle de lui-même et « What kind of friends we are » avec pour challenge de parler de pornographie sans en utiliser les mots.

Quels sont les projets à court et moyen terme pour Ok Coral ?

Un maquette de 5 titres est en cours, espérant sortir l’EP en Avril prochain et enchaîner sur une tournée. La scène permet a Ok Coral de laisser les claviers en studio et de faire sonner une quinzaine de titres plus rock. Le groupe préfère les vraies salles, et garde un grand souvenir du festival Le Mas des Escaravatiers dans un cadre idyllique près de Saint Tropez.

Depuis le premier concert de Billy ze Kick auquel il a assisté enfant, Jim a su évoluer à son rythme et aujourd’hui  avec son groupe, préférant favoriser la spontanéité des EP plutôt qu’un album à l’heure d’internet.

Rendez-vous pris au printemps !

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Last Train, Cold fever: le shooting

Il y a un peu plus d’un mois, je vous livrais les photos prises pendant le tournage du clip Cold Fever du groupe Last Train auquel j’ai eu le privilège de participer (article ici).

Je reviens aujourd’hui avec quelques photos prises lors du shooting pour la pochette du single Cold fever. Nous les avons faite lors du deuxième jour du tournage, dans différents lieux de Strasbourg afin de trouver un fond qui collerait à leur projet. Après quelques péripéties et quelques fous rires notamment dans cette cour inondée, une des photos à été retenue prise non loin du musée d’art moderne.

Leur idée était de garder uniquement le buste avec la même tenue que pour le clip et un effet 3D avec des filtres rouge et vert. C’est Timothée (Last Train) en personne qui a pris les photos, comme vous pouvez voir ci-dessous avec le photographe dans la photo !

Le cd est disponible lors de leurs concerts, la tournée ayant débuté le 16 juillet. Ils seront au Mudd Club à Strasbourg ce jeudi, en août à la foire au vin de Colmar et à la Laiterie en octobre. Pour les autres dates, elles sont disponibles sur leur page Facebook ici.

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Last Train: Cold fever, the making OFF

Il y a un mois et demi, je vous avais laissé entrevoir un look sur Instagram. Il est temps aujourd’hui de lever le voile sur ce projet.

Tout commença au concert des Black Rebel Motorcycle Club à Strasbourg en février dernier. Ahhh quel souvenir, assister aux checksound du groupe puis rencontrer Robert Levon Been  et Peter Hayes, indescriptible. Bref, vous pouvez retrouver tout ça ici. Pendant le concert, j’ai discuté avec Tim, qui était juste derrière moi dans la foule, un des membres d’un groupe de rock de la région, les Last Train. J’ai été recontactée par celui ci qui me proposa de figurer sur leur prochain clip et la pochette de leur single. Ils cherchaient une fille brune et rock. Why not. Après avoir écouté deux trois de leurs titres, j’ai accepté. Un son assez rock garage, j’aime ça.

Moins d’une semaine plus tard, armée de mon perfecto en cuir et de mon fedora, je passe tout un week-end avec ces jeunes talentueux à arpenter les rues de Strasbourg en faisant des Wou-Hou, le son s’échappant d’un smartphone glissé dans une poche. Tout ça dans une bonne ambiance mais mené d’une main de fer par Julien et Jean-Noël. Et oui, c’est qu’il ne fallait pas traîner, le ciel étant devenu rapidement menaçant et l’impossibilité de filmer sous la pluie ou avec une lumière trop faible. C’était tout une organisation pour avoir assez de plans, ne pas filmer trop de passants et éviter que Julien ne tombe dans l’eau en reculant. D’ailleurs des chutes ont été évitées de justesse, ce qui pourrait justifier d’un bêtisier certainement !

Le principe était simple, efficace: 4 mecs, 4 lieux et mon intervention à chaque endroit sur les refrains. Ils ont tout fait eux-mêmes: filmer, monter les images, insérer des effets visuels et c’est top. Leur envie était d’obtenir un clip rock presque dans le cliché, noir et blanc, avec des cuirs, une cigarette… et ça fonctionne.

En tout cas j’ai passé un super moment avec le groupe, et j’étais même un peu triste de ne plus les voir après deux journées entières avec eux. Je vous laisse avec les photos du tournage, l’affiche de leur tournée et la vidéo. Le clip est très pro, le son déchire, cela présage d’un bon avenir pour eux ! Alors n’hésitez pas à en parler autour de vous et à aller à leur rencontre lors de leur tournée de juillet, le single y sera dispo !

On reparle très bientôt de Last Train avec la sortie du single, à suivre…

Chant et guitare: Jean-Noël Scherrer

Guitare : Julien Peultier

Basse: Timothée Gérard

Batterie: Antoine Baschung

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Black Rebel Motorcycle Club: soundcheck and concert

Ce samedi 15 février, j’ai eu l’immense privilège avec quelques autres personnes de pouvoir assister aux réglages son des Black Rebel Motorcycle Club à la Laiterie à Strasbourg. C’est un groupe que je ne connais que depuis deux ans, mais ils ont été un véritable coup de cœur musical. Quelques photos de leur apparition à Rock en Seine l’été dernier sur cet article.

Nous avons donc patiemment regardé les réglages, où le groupe est bien présent sur scène et a même joué deux morceaux en entier. C’était très intéressant de les voir travailler, notamment Peter Hayes, qui semble extrêmement minutieux sur le retour du son dans la salle et la différence qu’il peut y avoir quand celle ci sera pleine.

J’ai profité de ces instants pour prendre des photos, et heureusement car pendant le concert ce fût quasiment impossible d’obtenir quelque chose de net. Pendant le début des réglages où nous restions assises à regarder attentivement, Robert Levon Been nous a dit que nous pouvions approcher, qu’ils ne mordaient pas, je vous rassure ce que nous avons fait !

Les réglages terminés, Peter est venu à notre rencontre et s’est gentiment prêté au jeu. Mon ressenti est que lui et Robert sont adorables, on voit bien qu’ils sont assez réservés, ils parlent d’une voix très douce, ils sont très modestes voire intimidés et prennent le temps de répondre à nos questions.

Peter aime autant les concerts en festival qu’en salle, les deux étant différents pour lui alors que Robert préfère les salles car les concerts en plein air ne permettent pas de bonne acoustique.

Peter a bien souri quand je lui ai reparlé de la corde cassée pendant une chanson à Rock en Seine l’été dernier. Il ne s’en souvenait pas, mais cela lui arrive souvent et ils « profitent » des réglages son pour les casser avant les concerts.

Robert trouve une grande différence entre les publics Français et Américain, que les français sont beaucoup plus statiques, qu’ils sont plus concentrés. NB: je n’ai jamais vu le public de la Laiterie aussi déchaîné que ce soir là, ce qu’il a bien fait remarqué pendant le concert, un point pour nous !

Je vous épargnerai le reste des discussions qui sont plus perso, mais Peter nous a même amené une de ses Gibson pour que quelqu’un en joue mais personne n’a osé. Leah n’est malheureusement pas restée, étant un peu malade, ils ont tous les sinus pris apparemment.

Et toute l’après midi et même avant le début des concerts, le chanteur des Dead Combo, nous fournissait en bière (abus d’alcool dangereux pour la santé) et venait taper la discute, si bien qu’on a pensé au départ qu’il était un technicien ! Super sympa. Je vous recommande les Kid Karate qui était aussi en première partie.

Je n’en dirai pas plus sur le concert pour ceux qui vont les voir prochainement, mais ils sont géniaux. Les vinyles sont en rupture de stock, à bon entendeur ! Et comme à chaque fois, les concerts sont le moyen de rencontrer d’autres passionnés de musique et ça c’est top.

Voici quelques photos, pas toujours d’une grande qualité à cause de mon appareil mais aussi de la lumière et le fait que l’on n’utilisait pas de flash. J’ai moins de photos de Peter seul car il « fuyait » les appareils photos.

Saturday, February the 15th, I had the favour with some other people to see Black Rebel Motorcycle Club soundcheck in the Laiterie, in Strasbourg. I discovered this band about two years ago and I just fell in love with their music.

You can find some pictures of their show in Rock en Seine last summer here.

So, we sit down in the shadows and stayed very quiet just realizing what happened to us. Some band do not take a part of soundcheck, but the BRMC’s were on the stage and even played two or three whole songs. That was so interesting to look at their work, especially Peter Hayes, who is very conscientious about acoustic and audio return in the hall, the difference when it is empty and full.

I benefited of this moment to take some pictures, and luckily because during the concert it was so hard to get something clear! During the beginning of the soundcheck, when we were in the shadows, Robert Levon Been told us that we could get closer, they did not bite. So, we did it!

When soundcheck were over, Peter came to meet us, and he did the job nicely. My feeling is that Robert and Peter are really cute, you can see how much they are reserved. They both talk with a sweet voice, they are very modest but take the time to answer.

Peter like playing in festivals as much as in concert hall, these are very different in vibes and public whereas Robert prefers hall because open air concerts do not allow a good acoustic.

Peter smiled when I talked about the broken chord at the end of their concert in Rock en Seine last summer. He did not remember it but he said to broke chords oftenly so he try to breake it during soundcheck.

Robert find a big difference between French and American public, that French people are more static, that they are more focused.

Parenthesis: I have never seen the Laiterie public so in fire, fact that he highlighted, one point for us!

I won’t boring you with private discussion, but Peter brought to us one of his Gibson’s, but nobody dared it. Unfortunately Leah did not stay with us, she was a little sick.

During the entire evening and just before the first part, the Dead Combo singer supplied us with beers (alcohol is dangerous for the health). He come to talk with us, very cool. I recommend to you the second first part, Kid Karate, an Irish band.

Below you can find some pics, not in good quality because of my camera and the light. As you can see, not many pictures of Peter, just because he seemed to not really like camera.

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Et mon petit insta de Robert pendant les répèt’ !

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Bon je ne me sens pas très mise en valeur sur cette photo mais qu’importe, souvenir avec Robert !

Not feeling very beautiful on this pic but it does not matter, memories with Robert !