The Last Shadow Puppets: après l’âge de raison

Après 8 années écoulées sans nouvelles, vendredi 1er avril est sorti le très attendu deuxième album des Last Shadow Puppets: Everything you’ve come to expect.
En connaissant les deux comparses, Alex Turner, leader des Arctic Monkeys et Miles Kane, son ami de longue date, la première écoute peut paraître déroutante. L’album baigne dans une atmosphère poétique avec des titres empreints d’une douceur particulière. La voix de Turner se faisant suave et langoureuse, le duo nous embarque  directement dans ce voyage qu’ils ont créé. Cet album ressemble à la bande originale d’un film d’époque mélangeant romance, flics et mafia. C’est bien dans cet esprit que Turner et Kane appréhendent cette promotion, les cheveux longs gominés ou rasés, arborant tout deux bijoux bling bling et costume rayé.
Mais le rock fiévreux des deux lascars revient vite avec le très anglais Bad Habits et la voix de Kane non sans rappeler le premier opus, The age of the understatement.
Le format deluxe du LP offre ainsi quelques visuels de la création de l’album mais aussi un 45 tour inédit coloré.
La face B empreinte un chemin détourné avec un changement de rythmique, notamment sur « used to be my girl » où ressort une certaine sensualité qui se poursuit sur les titres suivants.
Pattern se démarque avec ses guitares aux airs disco mais toujours dans cette ambiance très flou et duveteuse des films rétro donnée par le clavier et le violon. The Dream synopsis et d’autres titres rappellent aussi suck it and see avec le tournant dans la manière chanter de Turner.
Ne pas hésitez à découvrir cet album avant les concerts de la tournée européenne du groupe avec notamment un passage à Rock en Seine et aux Eurockéennes.

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Beach Party: source of fun

Si vous aimez le surf rock, il est plus que temps d’écouter Beach Party. Plusieurs fois recommandé par Hanni El Khatib, les quatre Californiens ont produit en 2014 un EP comportant des titres forts et dignes de la lignée des Beach boys. Leur modernité est la touche punk ajoutée avec des guitares plus acérées et des voix très garage. Le bijou Fun, appuyé par un clip déjanté et rétro annonce la couleur. Filmé entre un cimetière et une boite de nuit, montrant des zombies qui s’éclatent et la touche d’humour dans le final avec la grosse caisse: un savoureux mélange entre les clips Blood like cream de Red Fang et Evil Twin des Arctic Monkeys, une réussite. Peut-être un clin d’œil à la série True Blood. L’esthétique est tout autant soignée pour le single pressé sur vinyle souple et sa pochette des dents de la mer comme une vieille affiche de film.

Can’t surf et sa mélodie lancinante rendant le surf rock presque « dirty », la jolie ballade Oh my baby et l’énergique Geronimo montrent leur talent à pouvoir apporter leur touche dans plusieurs domaines. Ces quatre garçons dans le vent peuvent aller où ils veulent, alors suivez les and Catch the train Beach Party.

If you like surf rock, it’s time to listen Beach Party. Several times recommended by Hanni El Khatib, the four Californian boys released in 2014 an EP with strong songs worthy of Beach Boys tradition. Their modernity consist in the punk touch added with sharp guitars and voices so garage. The little jewel, Fun, highlighted with a crazy and retro clip. Filmed between a cemetery and a night club, with zombies having fun and the humour touch at the end: a tasty mix of clips Blood like cream from Red Fang and Evil twin from Arctic Monkeys, a success. Maybe an allusion to the series True Blood. A well done neat for the flexi vinyl too, with its old movie poster Jaws like. 

Can’t surf and its pounding music making surf rock almost dirty, the sweet ballad Oh my baby and the energetic Geronimo show their talent to bring their own touch to different fields. These « quatre garçons dans le vent » can go wherever, so follow them and Catch the train Beach Party.

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(Photos Beach Party)

https://myspace.com/wilcoxsessions/video/beach-party-runaway/109529730

Site: http://wearebeachparty.com/

Facebook ici

EP disponible sur iTunes: https://itunes.apple.com/us/album/beach-party/id881280802

Carl Barât and The Jackals: let them reign

Lundi dernier est le sorti le deuxième opus de notre autre Libertines favori, Carl Barât. Il s’est cette fois-ci entouré d’un groupe, The Jackals, des musiciens castés sur le web. Une fraîcheur afin de partir sur de nouvelles bases, l’amour et le partage de la musique en toute simplicité à l’opposé des histoires tumultueuses d’avec Peter Doherty. Les six titres promotionnels de Let it reign et le premier single Glory Days promettaient un album puisant dans le punk rock. La plupart des médias le rapprochent des Clash, une jolie comparaison pour l’anglais dont le talentueux travail n’était pas encore apprécié à sa juste valeur.

Un opus quelque peu engagé même si Carl Barât s’en défend, avec la pochette illustrant la statue de la Reine Boadicée et un premier single sur les soldats des tranchées. Les guitares acérées, un rendu nerveux, parfois plus garage, où la voix du guitariste se place parfaitement dans l’esprit de l’album. Une ou deux ballades pour donner une dynamique au milieu de titres puissants et sensibles à la fois: Glory days, Victory gin ou encore War of the roses. Tout comme Basse Drum of Death avec Better days, l’album se termine en douceur avec la triste beauté Let it rain.

L’année 2015 sera celle de Carl Barât, entre sa tournée avec les Jackals (04/03 à la Maroquinerie, Paris) et celle de la reformation des Libertines (article ici).

Monday, February the 19th, has been released the second record of our other favorite Libertines, Carl Barât. He formed a new group  with musiciens auditionned on Internet, The Jackals. The desire to start on fresh new bases. Just the love and the sharing of music, simply, out of tumultuous feelings. The six promotional songs of Let it reign and the first single Glory Days  promised to a record with punk rock roots. Most of media close it up to The Clash music. A nice comparison for this English man, whose work have not been yet appreciated to its right value. 

An album a little politically commited even if Carl Barât is defending this approach, with Queen Bodiacee on the jacket and a first single about soldiers in trenches. With sharp guitars, a nervous rendering, somethimes garage rock, where the voice is perfectly pitched on the record spirit. One or two ballads to give dynamic among strong and leading feelings: Glory days, Victory gin or War of the roses. As Bass Drum Of Death with Better days, the record ends with sweetness and the sad beauty Let it rain.

2015 will be the year of Carl Barât and his Jakals, don’t miss it.

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Bass Drum Of Death: American rock

Fin 2014 est sorti l’attendu et plutôt bien reçu album des Bass Drum Of Death. Rip this, premier opus enregistré et produit en studio par le groupe, est un concentré de pépites rock garage. A l’instar des BRMC, les Bass Drum Of Death nous montre le savoir des américains en termes de rock.

L’album, dont la dynamique est donnée dès le début avec la batterie d’Electric, est un sans faute. Left for dead et For blood ne laissent pas retomber la pression avec des refrains et des riff efficaces. Sans citer les 10 titres, qui sont tous aussi bons les uns que les autres, l’album termine en douceur avec Route 69 (Yeah) et ma préférée, Better days. Cette ballade avec la voix poussée et tendue pendant le refrain et les paroles apportent une sensibilité touchante et sincère. Un plaisir que de la jouer à la guitare folk.

En bref, à écouter et à aller voir le groupe dès que possible.

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La folie des Kasabian s’intitule 48:13

Vous ne connaissez pas Kasabian ? Ils envoient du très lourd.

J’avais déjà le sweat-shirt, le mug et quelques vinyles. Mais cette fois, j’ai succombé à l’édition limitée en précommande du cd signé par les membres du groupe. Pour ceux qui ne connaissent pas le nom, je vous conseille d’écouter Empire ou Shoot the runner. Ce sont ces titres qui les ont fait connaître du grand public en France il y a de ça pas mal d’années. Pour ma part, j’ai toujours aimé ce qu’ils faisaient, du rock. Et puis, j’ai eu du mal à accepter Velociraptor sorti en 2011, un album aux sonorités électroniques. Après une vidéo génialissime du single du même nom que l’album, un concert dans un avion au sol et désaffecté, j’ai couru acheter le vinyle. Et j’ai off course sauté sur l’occasion de les voir en live lors de leur passage au festival des Vieilles charrues en 2012.

Epique, le concert qui m’a le plus marquée en deux ans. Si vous avez déjà visionné leur enregistrement à l’O2 arena à Londres, ne vous fiez pas à cette fausse sagesse. En Bretagne, Tom et Sergio (chanteur et guitariste/chanteur) étaient à fond, ayant très probablement pris certaines substances avant de monter sur scène (ce que je n’encourage pas). Ils nous ont livré un concert très physique, ont beaucoup donné d’eux même et le public aussi. Un pur bonheur que de perdre sa voix en chantant leurs titres avec eux, et des moments incroyables. Leurs musiques sont très rock sur scène et les arrangements top !

Et donc l’album sobrement intitulé 48:13, est arrivé dans ma boite aux lettres jeudi dernier: rose fluo et paré de ses autographes. J’ai inspecté de près cette pochette, et ils l’ont bien signée eux-mêmes, ce n’est pas une photocopie de leurs signatures: très fort. D’ailleurs, en tapant #kasabian sur Instagram, vous pourrez trouver de nombreuses autres pochettes avec les signatures placées différemment.

Bref, passé ce joli moment, j’écoute l’album et j’adhère. Oui j’adhère de suite. Ces titres sont dans la continuité de Velociraptor mais avec le grain de folie en plus et c’est ce qui me plaît. Une courte introduction instrumentale pour démarrer cet opus puis le très puissant Bumblebeee. Il est classé de suite dans mes morceaux préférés. La couleur est annoncée: un album fait pour le live et qui donne envie de sauter et de se déchainer en concert. Ensuite vient Stevie, et son entrée triomphale avec les violons et sa rythmique très proche d’une bande originale de film. Elle me rappelle Re-wired du précédent opus, un de mes morceaux favoris et au clip hilarant. Un autre son instrumental puis ma grande favorite: Doomsday ou l’effet d’une bombe. Puis les chansons s’enchaînent, des ballades, des morceaux très électroniques et le premier single Eez-Eh qui témoigne bien de l’esprit festif de cet album.

Je vous laisse découvrir le reste par vous-même. Et vous, quels sont vos titres préférés ?

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Right Music

Comme je manque à mes devoirs, je ne vous ai toujours pas parlé du dernier disque des Franz Ferdinand, sorti la première semaine de septembre dernier et que je me suis procuré dans la foulée.

C’est donc le quatrième et tant attendu album intitulé Right thoughts, right words, right action qui a déjà rencontré le public pendant deux années de tournée et qui est sorti en cette rentrée de septembre.

Pour ma part, comme vous avez déjà pu lire, je suis déjà conquise par les nouveaux titres. Après les avoir en partie écouté en festival, Beauregard en juillet 2012 et Rock en Seine 2013, je ne peux que les aimer.

Comme j’ai déjà dû le dire dans mon compte-rendu Rock En Seine, Franz Ferdinand est un groupe ultra dynamique, avec des membres soudés – n’oublions pas que le groupe est toujours le même qu’à l’origine – qui aiment la musique et surtout la scène et cela se voit ! Ils arrivent à communiquer leur énergie et à la transmettre aux foules, il est alors impossible de ne pas jumper avec eux.

Je suis une fervente admiratrice de leur travail depuis leur premier album et l’indétrônable Take me out qui restera pour moi leur plus grand titre. Juste en l’écoutant j’ai acheté l’album, j’étais alors encore en Terminale il me semble, et oui il ne date pas d’hier, 2004… Les ayant un peu perdu sur le second album, qui possède quand même quelques tubes comme Fallen, Do you want to et la magnifique Walk away et après un superbe retour avec le sensuel Ulysses procuré en vinyle à Londres ❤, c’est maintenant un retour aux sources pour les quatre écossais.

L’énergie avec ce riff si reconnaissable du début des Franz Ferdinand et de retour, en commençant par le génial et très fort Right action que j’adore en version live mais aussi avec Love illumination et Bullet. Quelques ballades sont également présentes comme The universe expanded ou Brief encounters. Un album harmonieux et qui s’écoute très facilement.

Si une première écoute vous tente avant de vous jeter sur internet ou en magasin, une interview avec quelques images étaient dans le premier  numéro d’Alcaline, nouveau mag musical sur France 2 visible en replay – RIP Taratata – et leur live de Rock en Seine est toujours disponible en intégralité sur ce lien.

Pour une fois n’est pas coutume, j’ai choisi la version cd car il existe une édition limitée avec un disque de titres « live », je mets effectivement les guillemets car ce sont des versions live enregistrées …  Je pense que le vinyle me tentera par la suite, mais n’ayant pas ma platine à disposition, cela se fera plus tard.

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(avec ma super nouvelle toile cirée en fond)

Après tout ce blabla, bonne écoute !

Bises