Kitty, Daisy and Lewis: let’s rockabilly

Mercredi dernier, j’ai pu assister au concert très intimiste dans la salle club de la Laiterie (Strasbourg) de Kitty, Daisy & Lewis. Pour ceux qui ne connaissent pas, Kitty Daisy & Lewis sont issus d’une famille musicale et délirante. C’est accompagnés de leurs parents sur scène que la fratrie d’une moyenne d’âge de 24 ans débarquent avec leur univers rockabilly et parcourt les salles à guichet fermé.

Les ayant déjà vu deux fois à Rock en Seine, j’attendais avec impatience leur venue dans une petite salle. Toujours en look rétro notamment avec les sœurs en combinaison à paillettes, les cinq anglais nous font voyager dans les différents mouvements musicaux des années 50 avec talent. Le père à la guitare acoustique et au xylophone, la mère à la contre basse ou à la basse, et Kitty, Daisy et Lewis alternant chant, guitare, clavier et batterie. The third, leur troisième album contrairement aux deux premiers n’a pas été enregistré par eux mêmes mais produit par Mick Jones avec des guest. Et quelle bonne surprise de voir apparaître Eddie « Tan Tan » Thornton sur scène pour les accompagner à la trompette, un sacré personnage et talentueux.

Un live dynamique avec les changements d’instruments à chaque chanson pour le frère et ses sœurs, Kitty qui bluff tout le monde avec son harmonica et Daisy si impliquée à la batterie qu’elle semble partie ailleurs. La complicité dans la fratrie joue beaucoup dans cet équilibre et chacun a droit à son moment. Petit coup de cœur pour la chanson Whiskey chantée par Kitty, et le solo de Lewis lors de la présentation en fin de concert. Et après un concert sans relâche et un public conquis depuis longtemps, deux titres du premier album, Going up the country et en second rappel, mean son of a gun.

Last wednesday, I went to the intimist concert in the Laiterie Club (Strasbourg) to see Kitty, Daisy and Lewis. For those who don’t know yet, Kitty Daisy and Lewis come from an amazing and musical family. It’s with their parents on stage that brothersand sisters aged above 24 years old show up with their rockabilly world and cover concert halls to packed houses. 

I already saw them twice at Rock en Seine, and was waiting impatiently their come in a small hall. Always in total vintage look in particular with sisters in sequined overall, the five English musicians make us travel in different 50′ music universes with talent. The father on acoustic guitar and xylophone, the mother on contrabass and bass, and Kitty Daisy and Lewis alternating on singing, guitar, keyboard and drums. The Third, their third album has been on the contrary of two first album recorded by an other person, Mick Jones, with guests. And what a good surprise to see Eddie « Tan Tan » Thornton on stage, a damn good trumpet player. 

A dynamic live with changes of musical instruments at each song for brother and sisters. Kitty bluffing everybody with her harmonica and Daisy, so much involved in her drums that she seems to be in an other world. The complicity between brother and sisters takes a great part of this balance and everyone has his own moment. My special favourite things are Kitty singing Whiskey and Lewis guitar plays solo at the end. And after without respite and a public really entirely won over from a long time, two songs from the first album, Going up the country and Mean son of a gun.

01

03

04

(N’oubliez pas de choisir la HD)

Facebook ici

Site web ici

Set list

Beach Party: source of fun

Si vous aimez le surf rock, il est plus que temps d’écouter Beach Party. Plusieurs fois recommandé par Hanni El Khatib, les quatre Californiens ont produit en 2014 un EP comportant des titres forts et dignes de la lignée des Beach boys. Leur modernité est la touche punk ajoutée avec des guitares plus acérées et des voix très garage. Le bijou Fun, appuyé par un clip déjanté et rétro annonce la couleur. Filmé entre un cimetière et une boite de nuit, montrant des zombies qui s’éclatent et la touche d’humour dans le final avec la grosse caisse: un savoureux mélange entre les clips Blood like cream de Red Fang et Evil Twin des Arctic Monkeys, une réussite. Peut-être un clin d’œil à la série True Blood. L’esthétique est tout autant soignée pour le single pressé sur vinyle souple et sa pochette des dents de la mer comme une vieille affiche de film.

Can’t surf et sa mélodie lancinante rendant le surf rock presque « dirty », la jolie ballade Oh my baby et l’énergique Geronimo montrent leur talent à pouvoir apporter leur touche dans plusieurs domaines. Ces quatre garçons dans le vent peuvent aller où ils veulent, alors suivez les and Catch the train Beach Party.

If you like surf rock, it’s time to listen Beach Party. Several times recommended by Hanni El Khatib, the four Californian boys released in 2014 an EP with strong songs worthy of Beach Boys tradition. Their modernity consist in the punk touch added with sharp guitars and voices so garage. The little jewel, Fun, highlighted with a crazy and retro clip. Filmed between a cemetery and a night club, with zombies having fun and the humour touch at the end: a tasty mix of clips Blood like cream from Red Fang and Evil twin from Arctic Monkeys, a success. Maybe an allusion to the series True Blood. A well done neat for the flexi vinyl too, with its old movie poster Jaws like. 

Can’t surf and its pounding music making surf rock almost dirty, the sweet ballad Oh my baby and the energetic Geronimo show their talent to bring their own touch to different fields. These « quatre garçons dans le vent » can go wherever, so follow them and Catch the train Beach Party.

IMG_20150302_182445

15bd319b13892e7f-1556217_577448628996103_1910489390_o

1535387_760290334045264_4587953596964533845_n

(Photos Beach Party)

https://myspace.com/wilcoxsessions/video/beach-party-runaway/109529730

Site: http://wearebeachparty.com/

Facebook ici

EP disponible sur iTunes: https://itunes.apple.com/us/album/beach-party/id881280802

The kooks: after the sea side

La dernière fois que j’avais vu les Kooks, c’était lors de l’édition 2010 de Rock en Seine, sur la scène de la cascade. J’en gardais le souvenir d’une pop jeune, fougueuse, avec un public déchaîné dès l’apparition du groupe, Luke Pritchard s’en était sorti le tee-shirt déchiré dès les premières minutes.

Cette fois, c’est dans la salle de l’Autre canal à Nancy que j’ai revu le groupe Anglais, sans a priori sur leur dernier album. La set list bien rodée, oscillant entre les nouveaux titres et les tubes de leurs trois premiers albums, le concert se déroule avec simplicité et une sincérité dans les intentions. Le groupe s’est doté d’un cinquième musicien et apparaît sur scène au milieu d’une multitude d’écrans. Luke Pritchard a sans aucun doute bien mûrit depuis ses débuts et présente une belle maîtrise de sa voix toujours aussi reconnaissable et juvénile, notamment lors d’une session acoustique seul avec sa Gibson.

Le nouvel album est surprenant, notamment par les diverses sonorités et influences que l’on y perçoit, assez éloigné de leur pop habituelle. Certains morceaux apparaissent plus jazz, électro, d’autres funk ou avec un riff africanisant. Le public danse avec Luke, surtout sur les titres les plus connus, en commençant par See the world en deuxième position de la set list. Un moment très agréable que de retrouver le groupe en live.

(N’oubliez pas de choisir la qualité HD)

Carl Barât and The Jackals: let them reign

Lundi dernier est le sorti le deuxième opus de notre autre Libertines favori, Carl Barât. Il s’est cette fois-ci entouré d’un groupe, The Jackals, des musiciens castés sur le web. Une fraîcheur afin de partir sur de nouvelles bases, l’amour et le partage de la musique en toute simplicité à l’opposé des histoires tumultueuses d’avec Peter Doherty. Les six titres promotionnels de Let it reign et le premier single Glory Days promettaient un album puisant dans le punk rock. La plupart des médias le rapprochent des Clash, une jolie comparaison pour l’anglais dont le talentueux travail n’était pas encore apprécié à sa juste valeur.

Un opus quelque peu engagé même si Carl Barât s’en défend, avec la pochette illustrant la statue de la Reine Boadicée et un premier single sur les soldats des tranchées. Les guitares acérées, un rendu nerveux, parfois plus garage, où la voix du guitariste se place parfaitement dans l’esprit de l’album. Une ou deux ballades pour donner une dynamique au milieu de titres puissants et sensibles à la fois: Glory days, Victory gin ou encore War of the roses. Tout comme Basse Drum of Death avec Better days, l’album se termine en douceur avec la triste beauté Let it rain.

L’année 2015 sera celle de Carl Barât, entre sa tournée avec les Jackals (04/03 à la Maroquinerie, Paris) et celle de la reformation des Libertines (article ici).

Monday, February the 19th, has been released the second record of our other favorite Libertines, Carl Barât. He formed a new group  with musiciens auditionned on Internet, The Jackals. The desire to start on fresh new bases. Just the love and the sharing of music, simply, out of tumultuous feelings. The six promotional songs of Let it reign and the first single Glory Days  promised to a record with punk rock roots. Most of media close it up to The Clash music. A nice comparison for this English man, whose work have not been yet appreciated to its right value. 

An album a little politically commited even if Carl Barât is defending this approach, with Queen Bodiacee on the jacket and a first single about soldiers in trenches. With sharp guitars, a nervous rendering, somethimes garage rock, where the voice is perfectly pitched on the record spirit. One or two ballads to give dynamic among strong and leading feelings: Glory days, Victory gin or War of the roses. As Bass Drum Of Death with Better days, the record ends with sweetness and the sad beauty Let it rain.

2015 will be the year of Carl Barât and his Jakals, don’t miss it.

02

IMG_20150222_201424

Rencontre avec Ok Coral

Le 7 Février dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jim Spiegel, chanteur et guitariste d’Ok Coral, dans un bar du 20ème. Simple et décontracté, Jim a répondu ouvertement à mes questions.

05

Comment es tu arrivé à Paris, pour la musique ou le travail ?

Jim a quitté la région de Mulhouse pour arriver à Paris, il y a 8 ans, afin de poursuivre des études de musique. Aujourd’hui, il travaille dans un studio et donne des cours de guitare en plus de l’activité du groupe.

Quels sont les titres que tu écoutes le plus en ce moment ?

Un coup d’œil dans sa playlist, Jim écoute actuellement Busy earnin de Jungle, Adam Green et Is Tropical.

Quels sont les groupes qui t’ont donné envie de faire de la musique ?

Jeune, un tour dans la cdthèque de son frère, et Deus et Nirvana avec Bleach notamment, lui ont donné le déclic.

Quelle a été ta première guitare ?

Jim a gratté quelques accords à l’âge de 11-12 ans sur une guitare classique avec son père mais est très rapidement passé à l’électrique en autodidacte vers 17 ans sur une Hohner reçue en cadeau. Aujourd’hui il préfère sa Fender Telecaster ivoire et noire, polyvalente et efficace. Il joue aussi de la basse et de la batterie.

Et le chant dans tout ça ?

Au chant dès ses 17 ans, de manière un peu mal assumée. Depuis, avec les cours et l’expérience, Jim sait utiliser sa voix. Il fait notamment référence à Serge Gainsbourg et Thomas Mars de Phoenix comme modèles, qui ont su composer pour mettre en valeur leurs voix.

Comment as tu rencontré les autres membres du groupe ?

Tous sont Alsaciens, des amis de longue date. Jim a composé, écrit et enregistré les titres de l’EP Away you’ll go seul, puis s’est entouré de potes pour la scène et la tournée de 15 dates en 2014. Il a aussi fait appel à des amis designers de Minsk studio pour la pochette de ce premier EP, un soleil couchant californien à l’image très lumineuse de la musique du groupe. Un titre rapidement clippé avec un visuel simple et efficace.

Quel est le concert auquel tu as assisté qui t’a le plus marqué ?

Pas un mais deux. Tout d’abord les Klaxons, qu’il a pu voir en live à Paris. Un concert avec du groove, une musique très précise et de l’énergie. Celui d’un groupe mythique aussi, même si Jim n’assiste pas souvent à des concerts de musique électronique: les célèbres Daft Punk.

Comment se passe l’écriture et la composition dans le groupe ?

Avec son pote Hugues, chacun compose de son côté, des grilles d’accords et les voix, puis ils se retrouvent ensuite pour faire les arrangements. Jim écrit en partant d’une idée, sans se perdre dans des histoires. Un feeling, une émotion, un concept, l’anglais est privilégié pour sa phonétique et sa fluidité d’utilisation, pas de prise de tête. Prenons par exemple le premier EP: la mélancolie avec « Away you’ll go », le titre « Never too late » parle de lui-même et « What kind of friends we are » avec pour challenge de parler de pornographie sans en utiliser les mots.

Quels sont les projets à court et moyen terme pour Ok Coral ?

Un maquette de 5 titres est en cours, espérant sortir l’EP en Avril prochain et enchaîner sur une tournée. La scène permet a Ok Coral de laisser les claviers en studio et de faire sonner une quinzaine de titres plus rock. Le groupe préfère les vraies salles, et garde un grand souvenir du festival Le Mas des Escaravatiers dans un cadre idyllique près de Saint Tropez.

Depuis le premier concert de Billy ze Kick auquel il a assisté enfant, Jim a su évoluer à son rythme et aujourd’hui  avec son groupe, préférant favoriser la spontanéité des EP plutôt qu’un album à l’heure d’internet.

Rendez-vous pris au printemps !

IMG_20150215_192530

That’s 70′ show: The Hook

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la première partie du concert des Blues Pills en Novembre dernier.  Ce concert donné dans la salle Club de la Laiterie était vraiment au top (article des Blues Pills ici).

Le groupe en première partie a amplement rempli son rôle. The Hook (page Facebook ici), nous renvoie directement dans les années 70 avec leur rock brut et subtil à la fois et leurs looks décoiffants. Le plaisir de la musique est partagé. Le chanteur se déchaine avec son harmonica et son combiné de téléphone-micro et le batteur en perdit ses lunettes. Une voix et un style pile dans l’esprit du groupe, un voyage à l’époque des Doors garanti.

 Les titres se suivent avec fluidité sans s’essouffler. Le concert passe très vite, se termine déjà. Le public est plus que prêt pour la suite !

De nouvelles dates sont programmées en Alsace, avis aux amateurs de rock…

05

06

02

03

04

(Sélectionnez la HD !)

Bass Drum Of Death: American rock

Fin 2014 est sorti l’attendu et plutôt bien reçu album des Bass Drum Of Death. Rip this, premier opus enregistré et produit en studio par le groupe, est un concentré de pépites rock garage. A l’instar des BRMC, les Bass Drum Of Death nous montre le savoir des américains en termes de rock.

L’album, dont la dynamique est donnée dès le début avec la batterie d’Electric, est un sans faute. Left for dead et For blood ne laissent pas retomber la pression avec des refrains et des riff efficaces. Sans citer les 10 titres, qui sont tous aussi bons les uns que les autres, l’album termine en douceur avec Route 69 (Yeah) et ma préférée, Better days. Cette ballade avec la voix poussée et tendue pendant le refrain et les paroles apportent une sensibilité touchante et sincère. Un plaisir que de la jouer à la guitare folk.

En bref, à écouter et à aller voir le groupe dès que possible.

06