Malo’: un air frais et nouveau

Le 25 mars dernier, Charlie Winston se produisait sur la scène de la Laiterie à Strasbourg. La première partie fut une très belle découverte: Malo’. Charlie himself est d’abord apparu pour présenter le jeune artiste qui le suit pendant toute sa tournée française. Seul sur scène avec sa guitare, puis accompagné de ses deux musiciens, s’enchaînent les titres pop folk avec un soupçon de new wave du jeune franco australien. Je ne saurais décrire ce timbre de voix, unique, reconnaissable et créateur d’émotions. Les chansons très douces de l’EP apparaissent plus pop rock sur scène, saupoudrées des arrangements électroniques, le tout parfaitement orchestré. Le public est conquis dès le début, et à la fin du concert de Charlie Winston, c’est avec plaisir que nous retrouvons le jeune musicien pour un magnifique duo. L’EP est désormais disponible, enregistré avec Mr Winston à Londres. A suivre !

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Setlist:

Be Who You Wanna Be
Easy Come Easy Go
Being Mad
Why
My Place
Where Are You
Fall

(choisissez la HD)

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Triggerfinger: this is rock’n roll

 

Après l’ouverture de la soirée par Last Train (article ici), c’est Triggerfinger qui a repris les rênes. Une entrée fracassante pour le groupe belge, avec notamment le batteur debout sur sa batterie. Très théâtral, une expression entre AC DC et The Hives. Les trois musiciens placés sur une même ligne, la batterie pour une fois mise en avant sur une estrade bien au centre, et des instruments magnifiques. Un batteur au regard et aux attitudes flippantes, un bassiste à l’allure imposante dans son costume rayé très mafia italienne et un chanteur très classe au brushing parfait. Triggerfinger en live, c’est du rock’n roll pur, une énergie débordante et un enchaînement sans faille. Une ligne de basse puissante, un batteur qui tape fort et de manière précise, chant et guitare maîtrisés. L’ambiance est au summum et ne faiblit pas avec le solo de batterie de 20 min, les deux autres musiciens actionnant les spots de lumière blanche. Une setlist bien rodée, dynamique et une étonnante et très sensible reprise acoustique de I follow rivers de Lykke Li. Une démonstration de force, de rock et de talent pour le groupe. A voir absolument.

After opening by Last Train (post here), it’s Triggerfinger who took over the reins. A sensational entrance for the Belgian group, especially with the drummer standing on his drums. So dramatic, with an expression like AC DC or The Hives. The three musicians all placed on the same line with drums very well highlighted for once ! Beautifull guitars and bass. A drummer with a freaky expression, a bass guitarist with an impressive build really Italian Mafia like and a class looking singer with perfect blow-dry. Triggerfinger on stage, this is only rock’n roll, a lot of energy and a series of songs without failure. A strong bass line, a drummer with a powerfull and precise touch, singing and guitar part well managed. An atmosphere at top without failure during 20 minutes of drum solo, the other musicians moving spotlights. A very good setlist, dynamic and a surpring emotional cover of I follow rivers from Lykke Li. A demonstration of strength, rock and talent for Triggerfinger. Well worth seeing.

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Last Train réchauffe l’ambiance au Noumatrouff

Vendredi 13 mars dernier, les Last Train ont ouvert le concert des Triggerfinger au Noumatrouff (Mulhouse). C’est un contrat dûment rempli pour le jeune groupe alsacien. Leur progression sur scène est fulgurante depuis un an et bien mise en valeur dans cette salle au son de qualité. La note est donnée dès le départ, du rock bien fort, une voix éraillée voire écorchée. Très vite, c’est le single Cold Fever (making of clip: ici) qui est joué, titre efficace qui augmente de suite la température dans la salle. De nouvelles chansons tiennent les promesses du single, offrant un live puissant et sans demi mesure avec des titres longs, alternant les rythmes sans s’essouffler. Un aperçu très remarqué de leur dernier single, Leaving you now dont le clip est sorti depuis peu (ici). Les quatre alsaciens donnent tout. Antoine a la batterie montre un jeu précis et puissant, Tim une ligne de basse efficace, Julien bien présent à la guitare mais la tête dans une réalité parallèle et Jean-Noël dont l’émotion est palpable à la fin du show déchaîné avec sa superbe Fender Coronado. Aucun répit pour le public, les titres s’enchaînent et c’est déjà fini. Heureusement la suite du concert n’est pas assurée par n’importe qui mais ça on en parle la semaine prochaine !

Last Friday March 13th, Last Train opened Triggerfinger’s concert at Noumatrouff (Mulhouse, France). Well completed contract for the young Alsacian groupe. How amazing progress on stage since last year, especially in that hall with that sound quality. The keynote is given at the beginning, strong rock and hoarse voice. Quickly we heard the single Cold Fever (making of here), effective song that increase temperature in the hall. New songs keep their promises, giving a powerful show without half measure but long songs, alternating different rythms. A well conspicuous entrance for the last single, Leaving you now, whose clip has been released few weeks ago (here). The four boys give all. Antoine at the drum with a precise and powerful game, Tim and his effective bass line, Julien present but the head his own world, and Jean-Noël whose emotion is perceptible but so wild with his Fender Coronao. No rest for the public, songs follow on and it’s already over.

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Kitty, Daisy and Lewis: let’s rockabilly

Mercredi dernier, j’ai pu assister au concert très intimiste dans la salle club de la Laiterie (Strasbourg) de Kitty, Daisy & Lewis. Pour ceux qui ne connaissent pas, Kitty Daisy & Lewis sont issus d’une famille musicale et délirante. C’est accompagnés de leurs parents sur scène que la fratrie d’une moyenne d’âge de 24 ans débarquent avec leur univers rockabilly et parcourt les salles à guichet fermé.

Les ayant déjà vu deux fois à Rock en Seine, j’attendais avec impatience leur venue dans une petite salle. Toujours en look rétro notamment avec les sœurs en combinaison à paillettes, les cinq anglais nous font voyager dans les différents mouvements musicaux des années 50 avec talent. Le père à la guitare acoustique et au xylophone, la mère à la contre basse ou à la basse, et Kitty, Daisy et Lewis alternant chant, guitare, clavier et batterie. The third, leur troisième album contrairement aux deux premiers n’a pas été enregistré par eux mêmes mais produit par Mick Jones avec des guest. Et quelle bonne surprise de voir apparaître Eddie « Tan Tan » Thornton sur scène pour les accompagner à la trompette, un sacré personnage et talentueux.

Un live dynamique avec les changements d’instruments à chaque chanson pour le frère et ses sœurs, Kitty qui bluff tout le monde avec son harmonica et Daisy si impliquée à la batterie qu’elle semble partie ailleurs. La complicité dans la fratrie joue beaucoup dans cet équilibre et chacun a droit à son moment. Petit coup de cœur pour la chanson Whiskey chantée par Kitty, et le solo de Lewis lors de la présentation en fin de concert. Et après un concert sans relâche et un public conquis depuis longtemps, deux titres du premier album, Going up the country et en second rappel, mean son of a gun.

Last wednesday, I went to the intimist concert in the Laiterie Club (Strasbourg) to see Kitty, Daisy and Lewis. For those who don’t know yet, Kitty Daisy and Lewis come from an amazing and musical family. It’s with their parents on stage that brothersand sisters aged above 24 years old show up with their rockabilly world and cover concert halls to packed houses. 

I already saw them twice at Rock en Seine, and was waiting impatiently their come in a small hall. Always in total vintage look in particular with sisters in sequined overall, the five English musicians make us travel in different 50′ music universes with talent. The father on acoustic guitar and xylophone, the mother on contrabass and bass, and Kitty Daisy and Lewis alternating on singing, guitar, keyboard and drums. The Third, their third album has been on the contrary of two first album recorded by an other person, Mick Jones, with guests. And what a good surprise to see Eddie « Tan Tan » Thornton on stage, a damn good trumpet player. 

A dynamic live with changes of musical instruments at each song for brother and sisters. Kitty bluffing everybody with her harmonica and Daisy, so much involved in her drums that she seems to be in an other world. The complicity between brother and sisters takes a great part of this balance and everyone has his own moment. My special favourite things are Kitty singing Whiskey and Lewis guitar plays solo at the end. And after without respite and a public really entirely won over from a long time, two songs from the first album, Going up the country and Mean son of a gun.

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(N’oubliez pas de choisir la HD)

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Set list

The kooks: after the sea side

La dernière fois que j’avais vu les Kooks, c’était lors de l’édition 2010 de Rock en Seine, sur la scène de la cascade. J’en gardais le souvenir d’une pop jeune, fougueuse, avec un public déchaîné dès l’apparition du groupe, Luke Pritchard s’en était sorti le tee-shirt déchiré dès les premières minutes.

Cette fois, c’est dans la salle de l’Autre canal à Nancy que j’ai revu le groupe Anglais, sans a priori sur leur dernier album. La set list bien rodée, oscillant entre les nouveaux titres et les tubes de leurs trois premiers albums, le concert se déroule avec simplicité et une sincérité dans les intentions. Le groupe s’est doté d’un cinquième musicien et apparaît sur scène au milieu d’une multitude d’écrans. Luke Pritchard a sans aucun doute bien mûrit depuis ses débuts et présente une belle maîtrise de sa voix toujours aussi reconnaissable et juvénile, notamment lors d’une session acoustique seul avec sa Gibson.

Le nouvel album est surprenant, notamment par les diverses sonorités et influences que l’on y perçoit, assez éloigné de leur pop habituelle. Certains morceaux apparaissent plus jazz, électro, d’autres funk ou avec un riff africanisant. Le public danse avec Luke, surtout sur les titres les plus connus, en commençant par See the world en deuxième position de la set list. Un moment très agréable que de retrouver le groupe en live.

(N’oubliez pas de choisir la qualité HD)

That’s 70′ show: The Hook

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la première partie du concert des Blues Pills en Novembre dernier.  Ce concert donné dans la salle Club de la Laiterie était vraiment au top (article des Blues Pills ici).

Le groupe en première partie a amplement rempli son rôle. The Hook (page Facebook ici), nous renvoie directement dans les années 70 avec leur rock brut et subtil à la fois et leurs looks décoiffants. Le plaisir de la musique est partagé. Le chanteur se déchaine avec son harmonica et son combiné de téléphone-micro et le batteur en perdit ses lunettes. Une voix et un style pile dans l’esprit du groupe, un voyage à l’époque des Doors garanti.

 Les titres se suivent avec fluidité sans s’essouffler. Le concert passe très vite, se termine déjà. Le public est plus que prêt pour la suite !

De nouvelles dates sont programmées en Alsace, avis aux amateurs de rock…

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(Sélectionnez la HD !)

Kasabian au Zénith de Paris

En Novembre dernier, je n’ai pas pu résister à l’appel des anglais de Kasabian, venus à Paris présenter leur dernier opus 48:13. Je vous en avais déjà parlé dans l’article ici. Suite à cet album très différent des précédents, j’avais hâte de voir ce qu’il allait donner sur scène suite à leur passage très remarqué aux Vieilles Charrues en 2012 pour Velociraptor. Une présence très forte sur scène surtout avec Tom et Sergio, et un partage de musique et de plaisir évident.

Le concert au Zénith de Paris, malgré une salle incomplète – ce que je ne comprends pas – , a été à la hauteur du groupe. Un peu plus sobre mais avec le grain de folie qu’on leur connait. Tom en costume cravate et toujours des lunettes de soleil exubérantes et Sergio avec son pantalon squelette et sa queue de putois, nous ont délivré un show digne de ce nom. Tom nous offre à plusieurs reprises un signe de croix suivi d’un bisou envoyé au public.Tout était parfaitement orchestré et la set list regroupait toute leur discographie. Etonnamment, ils n’ont pas joué beaucoup de titres de 48:13. Les puristes s’y sont donc retrouvés avec Shoot the runner, Empire, Where did all the love go, Underdog, mais aussi un de mes favoris Re-wired. Le tout saupoudré de l’électro dansant de Eez-eh et d’Treat entre autres. Le groupe s’entoure toujours de musiciens supplémentaires avec des cuivres et autres instruments. L’alternance de chant de Tom et Sergio offrent une dynamique au concert sans compétition entre les deux hommes. Le point culminant pour le plus grand plaisir du public vînt avec Vlad the empaler et Fire où à son habitude le groupe demande à tout le monde de s’assoir par terre afin de mieux rebondir. Et la reprise que j’adore, Praise you de Fatboy Slim…

Merci à Christophe !

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(Choisir qualité HD)