Rock en Seine 2014: J1

Il deux semaines je rentrais de Paris où j’ai passé le week-end à Rock en Seine. C’est simple, c’est le premier festival que j’ai fait il y a 6 ans et depuis, c’est pour moi un des meilleurs évènements chaque année.

Le vendredi, jour d’ouverture du festival, a été celui de la plus forte programmation. C’est pour cela que je ferai plusieurs articles sur cette journée. Passée l’étape d’installation du campement et après avoir minutieusement regardé le programme (et les changements d’horaires, attention à ceux qui suivent les programmes pré-imprimés à l’avance), nous nous rendons vers la grande scène.

Après leur passage remarqué en 2011 sur la scène de la cascade, Cage the Elephant revient et ouvre le bal cette fois-ci sur la scène principale (leur déplacement vers la grande scène étant due à l’annulation du concert de Volbeat). Matthew Ray Shultz, tout de blanc vêtu, déploie pendant ces 45 minutes une énergie considérable et assure l’ouverture donnant un coup de fouet au public avec des titres forts comme Aberdeen.  Un très bon concert malgré un réglage son un peu fort sur la voix. Concert entier dispo ici.

La programmation étant serrée, nous nous pressons vers la scène de la Cascade pour accueillir Kitty, Daisy & Lewis, appelés en renfort suite à l’annulation de Volbeat, et ce pour mon plus grand bonheur. Je les avais découvert sur cette même scène, en 2009, le premier concert de Rock en Seine auquel j’ai assisté. Une fratrie surdouée accompagnée de leurs parents sur scène. Nous les retrouvons un peu moins rockabillly mais tout aussi modernement vintage. Les deux sœurs, les cheveux au vent dans leurs combinaisons moulantes et Lewis toujours vêtu d’un costume rayé ont encore démontré leurs talents de multi-instrumentistes, échangeant à chaque chanson de place dans le groupe. Le bonus étant le trompettiste invité pour l’occasion à participer sur les titres de Smoking in Heaven. Je regrette juste de ne pas les avoir vu jouer Messing with my life. Kitty nous a encore fait une belle démonstration de son groove à l’harmonica.

Il est rapidement temps de repartir vers la Grande scène et voir Gary Clark Jr. Il m’a juste fallu écouter Numb sur Youtube (lien ici) pour décréter que ce concert était à voir absolument. Ce bluesman maîtrise son art et ne donne pas dans le larmoyant. De la musique brute, sincère et un groupe qui tient la route, un homme à suivre… (NB: remarquez le batteur qui joue en tenant ses baguettes à l’envers!).

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The Foals, un souffle frais

En 2010, je découvrais les Foals à Rock en Seine. Dans une ambiance où le temps paraissait suspendu, et un ciel d’un gris plus que menaçant, le groupe d’Oxford nous a transportés hors du parc de Saint Cloud. Yannis Philippakis est entré sur scène avec son tee-shirt de Nirvana, et nous a soulevés de sa voix si particulière. Lui et son groupe ont enchaîné les titres de leurs albums et nous ont délivré un Total Life Forever aérien et libérateur notamment avec les très bons Miami et Total life Forever. La relève de la New Wave était là.

Trois ans plus tard, les cinq anglais remettent ça et sortent Holy fire, un album alors beaucoup plus attendu en France et qui les a fait connaître du grand public. Je suis allée jusqu’à Nancy, attendant avec impatience de voir évoluer ce dernier opus sur scène. C’était en novembre 2013. Le show était toujours aussi bien rodé, l’ambiance était à son comble dans cette petite salle de l’Autre canal. Un début de concert avec le mystique prélude d’Holy fire, quel plaisir que d’écouter un instrumental ! Le public était bien présent, et les titres My numbers ou encore Inhaler étaient survoltés. Le groupe était bel et bien au rendez-vous et a beaucoup donné, avec Yannis qui est venu sur nous sans quitter sa guitare, se laissant porter. Je vous épargnerai cette vidéo où j’ai dû lâcher l’appareil photo pour lui porter une jambe… Quelques clins d’œil à Total life forever et 1h30 de pur plaisir.

Un extrait pour vous… (choisissez la résolution HD)

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